JOURNÉE MONDIALE DE LA SANTÉ : ET SI LE MOUVEMENT DEVENAIT UNE PRIORITÉ QUOTIDIENNE ?

par | 7 avril 2026 | L'actu, Nutrition

Chaque année, le 07 avril, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) célèbre la Journée mondiale de la santé. Cet évènement est l’occasion de réfléchir à nos habitudes de vie et à leur impact sur notre santé à long terme.

Parmi les leviers de prévention les plus puissants, l’activité physique occupe une place centrale. Dans un contexte où nos modes de vie sont de plus en plus sédentaires, remettre le mouvement au cœur du quotidien devient un véritable enjeu de santé publique.

Activité physique et sédentarité : deux réalités à distinguer

Pratiquer une activité physique ne suffit pas toujours à compenser les effets de la sédentarité.

L’activité physique regroupe tous les mouvements produits par les muscles qui augmentent la dépense énergétique. À l’inverse, la sédentarité correspond au temps passé assis ou allongé (hors sommeil), avec une faible dépense énergétique.

On peut donc être « sportif » et rester malgré tout très sédentaire si l’on passe de longues heures assis chaque jour.

Ces deux dimensions influencent la santé. Une activité physique régulière réduit le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, de perte musculaire et améliore la santé mentale. La sédentarité prolongée, elle, est associée à une augmentation du risque cardiométabolique, de troubles musculosquelettiques et de fatigue chronique.

Faire du sport est bénéfique, mais bouger régulièrement tout au long de la journée l’est tout autant.

Les recommandations actuelles : des repères clairs, mais encore peu atteints

Ces recommandations reposent sur des données scientifiques et visent à réduire le risque de maladies chroniques tout en améliorant la qualité de vie.

Pour les enfants et les adolescents

– Au moins 60 minutes d’activité physique d’intensité modérée à soutenue par jour
– Des activités de renforcement musculaire et osseux au moins 3 fois par semaine

Pour les adultes (18-64 ans)

– 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine (marche rapide, vélo, natation douce)

OU

– 75 à 150 minutes d’activité d’intensité soutenue par semaine (course à pied, sport collectif, HIIT)
– Du renforcement musculaire au minimum 2 jours par semaine

Pour les séniors

Les mêmes recommandations que les adultes, avec un accent particulier sur l’équilibre et la prévention des chutes.

Ces repères sont accessibles. Pour autant, une grande partie de la population n’atteint pas ces seuils. Le frein n’est pas toujours le manque de motivation : il est souvent structurel (temps de travail prolongé, transports, fatigue, environnement défavorable au mouvement).

Intégrer davantage de mouvement : une approche réaliste et durable

Adopter un mode de vie plus actif ne signifie pas bouleverser son quotidien. En pratique, ce sont les petits changements répétés qui produisent des effets durables.

Au travail

– Se lever toutes les 30 à 60 minutes.
– Marcher pendant les appels téléphoniques.
– Utiliser les escaliers.
– Alterner position assise et debout si un bureau réglable est disponible.
– Faire une marche après le déjeuner.

À la maison

– Instaurer une promenade quotidienne.
– Jouer activement avec les enfants.
– Jardiner, bricoler, cuisiner debout.
– Limiter le temps d’écran passif.

En matière de santé, le mouvement ne devrait pas être considéré comme une contrainte supplémentaire, mais comme une composante de la vie quotidienne. Il ne s’agit pas nécessairement de faire plus, mais de faire différemment : interrompre les périodes prolongées en position assise, saisir les occasions de marcher, intégrer des moments actifs dans sa routine.

La Journée mondiale de la santé nous rappelle que la prévention repose souvent sur des gestes simples et répétés dans le temps. Intégrer davantage de mouvement dans ses journées constitue un véritable investissement à long terme pour l’équilibre physique et mental.

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