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L’ÉVOLUTION DU MARCHÉ ALIMENTAIRE AU COURS DE L’ANNÉE 2024

En 2024, le marché alimentaire a continué de faire face à des dynamiques complexes, marquées par des tendances de ralentissement de l’inflation, des augmentations de prix sectorielles et des pénuries ciblées.
Inflation et dynamique des prix
L’année a commencé avec une inflation alimentaire encore élevée, mais une tendance à la baisse s’est progressivement dessinée. Le ralentissement de l’inflation s’explique principalement par une diminution des prix de l’énergie, notamment des produits pétroliers, mais aussi de l’électricité et du gaz, impactant fortement l’indice des prix à la consommation.
Cependant, cette amélioration globale ne s’est pas traduite uniformément dans tous les secteurs.
Les produits de grande consommation, tels que l’épicerie, ont continué de subir des hausses de prix, en particulier pour les matières premières comme le sucre, le cacao et l’huile d’olive. Ces augmentations s’expliquent par des conditions climatiques défavorables et des coûts de production élevés. Les produits laitiers ont également été fortement impactés, avec une baisse de la production affectant des produits tels que le lait, la crème, le beurre et les fromages.
Pénuries et perturbations climatiques
Les pénuries ont été exacerbées par des événements climatiques exceptionnels. En octobre, de fortes intempéries en Espagne ont dévasté les vergers et les cultures de légumes, comme les aubergines, les courgettes, les tomates et les poivrons. Les agrumes, notamment les clémentines, ont aussi été impactés, bien que les importations d’oranges de l’hémisphère sud aient compensé une partie des pertes.
Le cacao a particulièrement souffert de mauvaises récoltes et de maladies des cacaoyers liées au vieillissement des vergers, entraînant une flambée des prix pour les produits dérivés tels que le chocolat.
D’autres pénuries ont touché les produits d’hygiène et d’emballage en raison de la hausse des prix des matières premières comme la fibre de cellulose et le nitrile, combinée à des tensions sur le fret maritime.
Tensions sur les filières agricoles et logistiques
Les fruits et légumes continuent de souffrir des conditions météorologiques, affectant entre autres les salsifis, mais aussi des dégâts causés par des oiseaux (les choucas des tours), notamment sur les choux-fleurs, impactant le rendement des récoltes des agriculteurs.
Les bovins et ovins, quant à eux, ont été confrontés à la fièvre catarrhale (maladie de la langue bleue), accentuant les difficultés d’approvisionnement en viandes et en produits laitiers.
La crise dans la mer Rouge et la forte demande de fret ont continué de peser sur les coûts de transport maritime, provoquant des ruptures de stock pour certains produits.
Malgré ces tensions, certains produits alimentaires de base, comme le pain et les céréales ont vu leurs prix se stabiliser. Cependant, les hausses limitées ont persisté pour quelques catégories spécifiques.
Les prix des œufs, très volatils et exposés à des spéculations tarifaires, semblent notamment repartir à la hausse.
En 2025, les prévisions indiquent un ralentissement continu de l’inflation. Toutefois, les produits touchés par des pénuries ou des hausses de matières premières resteront sous pression. Une stabilisation des prix est attendue pour certains secteurs vers la fin de l’année, bien que les tensions puissent perdurer dans les filières les plus fragiles.
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